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Après la SDN et l'ONU, un nouveau conseil de paix

  • Photo du rédacteur: The Civic Whisper
    The Civic Whisper
  • 4 févr.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 févr.

"Le Conseil de la paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits" Voici le préambule de la lettre envoyé aux États invités par le président américains Donal Trump.
"Le Conseil de la paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits" Voici le préambule de la lettre envoyé aux États invités par le président américains Donal Trump.

Est-ce une véritable alternative ou un nouveau moyen de dommanition ?


Depuis plusieurs mois, le président américain semble déterminé à remodeler le modèle des relations internationales. Les dirigeants des États-Unis le voient bien ; nous assistons, selon Jean-Louis Missika, à « la fragilité de l’empire américain et les signes d’un déclin très avancé ». C’est bien pourquoi Trump a été élu, il apparait comme le sauveur du peuple, celui qui remettra de la nourriture abordable sur la table des ouvriers. Pour ce faire, il emploie des stratégies protectionnistes qui entravent le libre-échange. Plutôt ironique la formation d'un “Conseil de Paix” censé, très probablement, favoriser la coopération. D'où vient cette nouvelle initiative de la fondation d’un conseil de la paix ? Quel rôle jouera l’ONU ? 


Garantir une paix durable ?

Officiellement, rien n’est clair. Que ce soit au niveau des objectifs, de planification et du type d’opération militaire ou diplomatique de maintien de la paix de ce conseil, tout est encore flou. Cependant, en tant que simple observateur, nous pouvons bien sûr supposer que le mandant, de par son nom, est de garder une paix relative dans le monde et d’agir comme cadre dans les négociations entre parties en conflit. Il semble que ce conseil tente toutefois de se détacher de la portion humanitaire et de l’aide aux réfugiés proposée par l’ONU, portion qui coûte cher aux États-Unis, eux-mêmes pris avec une crise migratoire provenant du Sud. Il faut dire que les opérations humanitaires des Nations Unies touchent beaucoup plus le Moyen-Orient, en particulier Gaza. Ce conseil de paix tentera de résoudre les tensions sur la scène mondiale, en laissant donc un grand pouvoir aux États-Unis d’agir en dehors de leur frontière et de plier le droit international sous prétexte de “ramener l’ordre et la paix”. Cela signifierait plus d’ingérence étrangère, de violation territoriale et de la souveraineté en plus d'opérations militaires. Ce genre de propos m’effraie, car ils peuvent maintenant justifier une panoplie d’actions qui ne servent que les intérêts américains. Les États-Unis cherchent donc des supporteurs, des pays qui, en faisant partie du conseil, donnent leur accord tacite pour les actions portées par Trump. Il construit une crédibilité en invitant d’autres États à le rejoindre. Selon moi, Trump pavera la voie pour des opérations qui sécurisent le pays pour la décennie future en obtenant des ressources cruciales au développement. En plus de cela, il pose les bases pour un règne même après son mandat. On suppose ainsi une précense effective de Trump à la présidence de ce conseil même après la fin de ses mandants à la tête des États-Unis, si on suppose encore qu'il existe un caractère démocratique et du respect du droit chez l'ONCLE SAM. Ainsi, il est bien important de voir au-delà des objectifs officiels et flou déclarés dans le préambule d'une inventation, mais il existerait bel et bien des objectifs invisiblement dissimulés derrière ce conseil. Il y'a anguille sous roche.


Pourquoi créer un nouveau conseil ?

Avons-nous besoin d’une nouvelle entité mondiale en matière de paix ? Y a-t-il un problème si flagrant avec l’ONU qui neccesiterait l'acquisition d'une nouvelle assemblée de paix mondiale ? Non, je ne crois pas. Cependant, les États-Unis aurait probablement des intérêts. Le respect des droits de l’Homme, les résolutions en matière de crime de guerre ou bien le Conseil de sécurité ont l’air d’être des obstacles pour les États-Unis.  Certains diront que l’ONU est dépassée et qu’elle ne parvient plus à prévenir les catastrophes humaines, notamment au Rwanda, en Bosnie ou, plus récemment, à Gaza, ni même à les gérer — si ce n’est qu’elle contribue parfois à les créer. Il ne faudrait pas oublier que les États-Unis sont eux-mêmes grands responsables de certaines actions de l’ONU grâce à leur droit de veto, par exemple pour venir en aide à Israël. Cette organisation de maintien de la paix était devenu un outils servant leurs propres intérêts et non pas les intérêts du monde. Alors, s’ils décident maintenant de créer une nouvelle organisation en se proclamant chefs, les dérives et les violations conformément à la Charte des Nations Unies ne sont pas loin. De plus, je ne peux pas mettre de côté le fait que Trump a complètement délaissé l’Afrique à l’exception de l’Égypte et du Maroc. Continent comportant d’importants investissements chinois, pays non plus invité au conseil de paix. Je crois que nous pouvons observer la naissance de deux pôles d’influence de la part de deux superpuissances sur des pays en développement qui abritent énormément de ressources; la Chine et l’Afrique ainsi que les États-Unis et l’Amérique du Sud. Ce travail est déjà commencé et la course aux ressources critiques, diamant, terre rare, lithium, etc., débute. 



Ce conseil de paix apparaît à un moment où l’ordre mondial est incertain. Pour reprendre les mots du Premier ministre canadien Mark Carney: « Ce n’est plus un moment de transition, mais de rupture. » Les alliances sont changées, de nouveaux acteurs font leur entrée sur la scène internationale et l’avenir est incertain. De nouveaux enjeux font aussi leur apparition: l’environnement, les ressources naturelles et l’Arctique pour ne nommer que. Il faut avancer à tâtons et ne pas assumer que nos alliés d’aujourd’hui le seront encore demain. Le réalisme dans les relations internationales décrit les États comme égoïstes et avides de pouvoirs. Il faut donc constamment être méfiant dans nos partenariats, au risque de tomber dans le piège d’un autre acteur avec un agenda politique différent. 


Références :


Jean-Louis Missika. (2025, April 16). La chute de l’empire américain. La Grande Conversation. https://www.lagrandeconversation.com/monde/la-chute-de-lempire-americain/?utm_source=c opilot.com 


Saillofest, M. (2026, January 19). Les pays invités par Trump à rejoindre le “Conseil de la paix”[Carte exclusive].Le Grand Continent. https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/19/quels-pays-ont-ete-invites-par-trump-a-rejoindre-le conseil-de-la-paix-carte-exclusive/?utm_source=copilot.com 



By Ceros


 
 
 

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