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Iran sous feu croisé : la guerre avec Israël et les États-Unis

  • Photo du rédacteur: The Civic Whisper
    The Civic Whisper
  • il y a 20 heures
  • 3 min de lecture
Le monde vacille face à l’escalade régionale qui embrase l’Iran. Entre la mort de l’ayatollah, la crise du détroit d’Ormuz et l’ingérence étrangère, les frappes israélo-américaines redessinent l’équilibre international, polarisent les relations internationales et mettent en lumière les intérêts à l’origine de conflits précédents, notamment à Gaza et au Venezuela. Le droit internationnal n'existe plus.
Le monde vacille face à l’escalade régionale qui embrase l’Iran. Entre la mort de l’ayatollah, la crise du détroit d’Ormuz et l’ingérence étrangère, les frappes israélo-américaines redessinent l’équilibre international, polarisent les relations internationales et mettent en lumière les intérêts à l’origine de conflits précédents, notamment à Gaza et au Venezuela. Le droit internationnal n'existe plus.

AU MOYEN-ORIENT


Le monde est dans la tourmente. Après l’enlèvement du président vénézuélien, sur fond d’expansion capitaliste et impérialiste américaine ayant pour seul but de s’accaparer les ressources naturelles du Venezuela, les États-Unis prolongent en réalité leur guerre commerciale et économique contre la Chine, partenaire commercial privilégié du gouvernement Maduro. Par la déstabilisation du Venezuela, Trump place également Cuba dans une situation désastreuse. L’embargo se poursuivant contre Cuba, celui-ci plonge le pays dans une situation humanitaire dramatique, et le manque d’action de la communauté internationale continue de heurter les consciences. Cela creuse un fossé de plus en plus béant entre les élites et les peuples. Aujourd’hui, l’État américain ne justifie même plus ses interventions par la volonté d’installer une démocratie : il ne se cherche plus d’excuses, il ne cherche plus de prétextes ; il agit, il frappe, il tue. L’Iran en paie aujourd’hui le prix.


Ce sujet est extrêmement sensible, dans un contexte où la désinformation règne comme principe de guerre, et où l’oligarchie médiatique tente de maquiller les raisons de ce conflit, transformant alors Trump en justicier, en sauveur des femmes iraniennes, en sauveur d’Israël parce qu’il anéantirait le programme nucléaire iranien, pour le plus grand plaisir des Israéliens, lesquels auraient, par des moyens toujours méconnus mais décrits par ce que l’on qualifie de monde complotiste, contraint les États-Unis à assassiner Khamenei, guide suprême iranien. La guerre se prolonge, et il devient difficile d’obtenir une information impartiale. Pourtant, les raisons de cette guerre nous semblent claires. D’un côté, le gouvernement israélien continue de déstabiliser la région après avoir commis un génocide à Gaza en toute impunité, avec l’aide de ses sponsors occidentaux. Il a détruit l’idée même de la création d’un État palestinien en permettant et en accompagnant la montée en puissance du Hamas. Présent au Liban et poursuivant son expansion coloniale, l’agenda politique et militaire israélien apparaît clair et assumé par ses plus hauts dignitaires : l’expansion territoriale. D’un autre côté, l’Iran, qui avait appris à vivre sous sanctions, a mis en place des circuits alternatifs de commerce avec ses partenaires tels que la Chine et la Russie. L’Iran contrôle le détroit d’Ormuz, possède du pétrole et dispose d’une armée forte et puissante ; par conséquent, l’Iran gêne.


Face à ce désordre organisé, où aucune règle internationale n’est respectée, où l’on décide unilatéralement d’intervenir dans un pays en violation de tous les principes du droit international, cette guerre en Iran n’apparaît pas comme celle du bien contre le mal, mais comme celle de suprématistes qui méprisent le droit des peuples et les accords internationaux. Il s’agit d’un suprématisme à la fois capitaliste, lorsqu’il cherche à s’accaparer les moyens de production, et religieux, lorsqu’il s’estime porteur d’une religion supérieure. Ce suprématisme continue de prospérer un peu partout sur fond de racisme. Il a des conséquences directes sur le peuple, c’est-à-dire sur ceux sur lesquels s’exerce le pouvoir. Cette politique d’expansion israélienne assumée fait malheureusement monter l’antisémitisme, car les gens ne sont pas insensibles à ce qui se passe en Palestine et peuvent, en réaction, tenir des propos inqualifiables, qui tombent heureusement sous le coup de la loi. On peut néanmoins se réjouir de voir une vague croissante de personnes, jeunes comme moins jeunes, s’intéresser à la chose politique, prendre de moins en moins les écrits des journaux comme parole d’Évangile, et s’interroger profondément sur les défis qui se dressent face à l’humanité. Cette politisation accélérée de la jeunesse replace l’éducation populaire au centre du débat.


Face à ce diagnostic alarmant, et pour finir sur une note d’espoir, il est important de saluer la position de Pedro Sánchez, qui est celle du non-alignement et du respect du droit international. Certains pays gagneraient à s’en inspirer


Sir Echo

 
 
 

1 commentaire


Mike Oscar
il y a 20 heures

Le blog est bien écrit. Toutefois, les biais de l'auteur sont frustrants pour un lecteur qui veut une image claire de la situation. Merci, pour votre point de vue.

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