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Trump envisage la création d'un Conseil de la paix

  • Photo du rédacteur: The Civic Whisper
    The Civic Whisper
  • 25 févr.
  • 3 min de lecture
"Le Conseil de la paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits" Voici le préambule de la lettre envoyé aux États invités par le président américains Donal Trump
"Le Conseil de la paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits" Voici le préambule de la lettre envoyé aux États invités par le président américains Donal Trump

Nous assistons aujourd’hui à une recomposition profonde de l’ordre international. Les piliers qui ont longtemps assuré une paix relative bien que précaire à l’échelle mondiale, tels que l’Organisation des Nations Unies ou le droit international, ont montré leurs limites à de nombreux égards. Dans ce contexte de bouleversement, marqué par un retour assumé du rapport de force, où la loi du plus fort tend à structurer les relations entre les nations, il apparaît essentiel de s’interroger sur la place de l’Afrique :


Quel la place de l'Afrique dans cette recomposition mondiale ?


Quel rôle doit-elle désormais occuper sur la scène internationale ? L’Afrique peut-elle parler d’une seule et même voix, ou continuera-t-elle à se laisser vassaliser, marginaliser, réduite au silence et exploitée ? Il faut le dire clairement : l’Africain ne pleure pas le déclin du droit international, tant celui-ci s’est souvent appliqué de manière sélective. Toutefois, l’Afrique ne peut se contenter de ce constat. Elle doit se doter d’outils concrets de puissance économique et militaire, en s’appuyant notamment sur des partenariats fondés sur des logiques réellement gagnant-gagnant, et non sur des relations asymétriques héritées du passé.


Pour y parvenir, l’Afrique doit impérativement s’unir. Il est alors nécessaire de remonter dans le temps, jusqu’au Congrès de Berlin, moment fondateur d’une fragmentation imposée, au cours duquel le « gâteau africain » fut partagé entre puissances coloniales sans aucune consultation des populations autochtones. Des frontières artificielles ont ainsi été imposées, donnant naissance à des micro-États dont les fragilités structurelles se font encore sentir aujourd’hui. Dès lors, il relève de notre responsabilité historique de former un bloc politique, économique et stratégique africain. Comme le proposait déjà Cheikh Anta Diop dès 1960, l’Afrique doit résolument avancer vers un fédéralisme africain, en particulier en Afrique subsaharienne.


Il ne s’agit nullement de nier les réalités politiques actuelles d’un continent traversé par de multiples crises, où les conflits armés se multiplient et où les tensions diplomatiques s’exacerbent. Les frictions observées entre certains États membres de la CEDEAO et ceux de l’Alliance des États du Sahel (AES) illustrent parfaitement ces divisions internes. Pourtant, une Afrique divisée est une Afrique impuissante. À bien des égards, le continent semble se  "sud-américaniser", fragmenté en petits États incapables de s’unir durablement, tant les ingérences extérieures rendent toute convergence politique difficile. Aujourd’hui, l’idée d’une Afrique unie peut sembler relever de l’utopie, d’un idéal hors sol, voire irréalisable. Et pourtant, elle demeure la seule garantie d’une indépendance réelle et durable pour les États africains.


Seul, aucun État africain ne pèse véritablement. Ensemble, en revanche, notre voix pourrait être entendue, nos conditions respectées et nos peuples considérés à leur juste valeur. Le combat que nous menons pour l’Afrique est avant tout un combat pour la dignité et le respect, partout et pour tous. La posture de vassalité actuelle ne saurait conduire à la prospérité du continent. Dans ce monde en mutation rapide, l’Afrique doit avoir son mot à dire et surtout, elle doit être entendue. Reste alors une question fondamentale : l’Afrique saura-t-elle dépasser ses contradictions internes et évoluer vers une unité conforme aux aspirations profondes de ses peuples ?

 

                                                                                                                By Sir Echo


 
 
 

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