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Côte d'Ivoire : JFK incarcéré par le régime RHDP

  • Photo du rédacteur: The Civic Whisper
    The Civic Whisper
  • 18 janv.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 janv.

À la suite d’apparitions virulentes sur les réseaux sociaux, au cours desquelles l’activiste politique ivoirien Jean-François Kouassi, surnommé JFK, également connu comme le président des Jeunes, a exprimé son dégoût face à la gestion du pouvoir public par la ministre Anne Désiré Ouloto, qu’il a accusée de corruption et de vols liés aux concours publics, il a été incarcéré.
À la suite d’apparitions virulentes sur les réseaux sociaux, au cours desquelles l’activiste politique ivoirien Jean-François Kouassi, surnommé JFK, également connu comme le président des Jeunes, a exprimé son dégoût face à la gestion du pouvoir public par la ministre Anne Désiré Ouloto, qu’il a accusée de corruption et de vols liés aux concours publics, il a été incarcéré.

Après le cadre du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Damana Adia Pikass, et le député, porte-parole du PDCI-RDA, Soumaïla Bredoumy, deux grandes figures de l’opposition politique ivoirienne, ainsi que bien d’autres, c’est aujourd’hui Jean-François Kouassi qui se retrouve incarcéré.


Liberté d’expression et « liberté après l’expression » : mythe ou réalité en Côte d’Ivoire ?


L’art de parler, l’art de s’exprimer, l’art oratoire n’est pas né d’hier. Il a existé depuis les chants de Gilgamesh jusqu’aux griots d’Afrique, une oration particulière qui permettait aux peuples de perpétuer leur tradition orale en racontant des histoires, des fables, à l’aide d’un instrument de musique nommé la kora. L’être humain a acquis la capacité de communiquer, la liberté de parler pour comprendre et s’épanouir dans le milieu dans lequel il vit, et ce depuis de nombreux siècles, depuis son apparition. Cependant, s’il a fallu l’encadrer par la loi, celle-ci ne donnait pas l’autorisation au peuple de s’exprimer, mais une certaine protection qui lui assurait l’immunité : pouvoir parler sans aucune représailles. Vous comprenez ainsi l’ironie dans les débats politiques ivoiriens selon lesquels il existerait une liberté d’expression, mais pas de liberté après l’expression, car la liberté d’expression implique nécessairement une liberté après l’expression. Ainsi, on fait fi de l’article 13 de la Constitution qui confère aux citoyens la liberté de pensée et la liberté d’expression, notamment la liberté de conscience, d’opinion philosophique et de conviction religieuse ou de culte, tout en ravageant les citoyens d’accusations qui, au regard du contexte, ne signifient plus rien : terrorisme, incitation à l’insurrection, trouble à l’ordre public, etc.


Jean-François Kouassi aurait été chargé pour trouble à l’ordre public. Je me demande donc : qu’est-ce qu’un trouble à l’ordre public ? Car si le fait même de revendiquer, de marcher, de s’exprimer publiquement devant un ministère et de demander à son responsable, hypothétiquement corrompu, de rendre compte des dérives financières et de la gestion inefficace des biens publics aux citoyens constitue une infraction, alors il faudrait que je sois moi aussi jugé. Il faudrait également juger le président Laurent Gbagbo, qui a déclaré se battre contre un quatrième mandat anti-constitutionnel et un coup d’État civil, et il faudrait ainsi mettre fin au multipartisme. Ainsi, aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, il existerait des centaines de « terroristes », d’incitateurs à la haine et de troubleurs à l’ordre public emprisonnés, alors qu’ils étaient à l’origine de simples citoyens jouissant de leur droit de manifester démocratiquement.

Vous vous apercevez que cette supercherie est désormais un secret de Polichinelle. L’attentat du Bataclan n’a pas été l’œuvre d’un seul terroriste, pas plus que la désobéissance civile du Capitole n’a nécessité plusieurs Trump. Mais, apparemment, en Côte d’Ivoire, il y en aurait des milliers.


J’aurais aimé qu’il s’agisse de Whispers, mais malheureusement le procureur de la République multiplie les déclarations calomnieuses sur les chaînes de télévision et réseaux publiques, jouant avec l’intelligence du peuple ivoirien.


« Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois, si je trahis mon serment. » Je pense qu'il est....


By Sir Whispers





 
 
 

3 commentaires


Camille Lussier-Fortin
20 janv.

Vraiment intéressant

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Maxime Gilbert
20 janv.

Wow

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Invité
20 janv.

Merci

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