CÔTE D’IVOIRE : Réinvestiture controversée, quand le quatrième mandat défie la Constitution et les libertés
- The Civic Whisper

- 21 janv.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 4 févr.

Le 25 octobre 2025, Alassane Ouattara, âgé de 83 ans, est réélu à la tête de la Côte d’Ivoire pour un quatrième mandat, à l’issue d’élections organisées sans la participation des chefs des principaux partis d’opposition. Alassane Ouattara contrôle l’armée, la justice et la CEI, un organe pourtant supposé indépendant et chargé de l’organisation des élections.
Aujourd’hui, au pouvoir, un vent de répression post-électorale souffle sur la Côte d’Ivoire, sous l’impulsion du désormais président de la République — empereur, pourquoi pas.
C’est à présent le moment de prendre du recul sur cette période pré-électorale, électorale et post-électorale, et de procéder, en d’autres termes, à l’autopsie du quatrième mandat et de la démocratie ivoirienne.
Alassane Ouattara décide en 2016 d’une réforme constitutionnelle qui, semble-t-il, l’autoriserait à briguer un troisième puis un quatrième mandat, que ses opposants qualifient d’anticonstitutionnels. Mais comment construire une démocratie forte sans respecter les règles que nous nous sommes librement données ?
La démocratie ne passe-t-elle pas inexorablement par le respect d’une Constitution, qui ne doit pas être un chiffon que l’on change tous les quatre matins pour servir des intérêts conjoncturels ?
La jeunesse africaine s’interroge alors : quelle est la différence entre les putschs militaires et les putschs constitutionnels ? Ce sujet mérite débat. Aurait-on des putschistes en treillis et d’autres en costume-cravate ?
Non. Il est temps de respecter les Africains dans leur dignité. Il faut sortir de l’entre-soi, des magouilles politiciennes visant à éliminer ses adversaires et à s’éterniser au pouvoir sous le haut parrainage de l’Empire occidental.
Il est désormais important pour l’Ivoirien de prendre conscience de la situation et de se battre pour sa libération réelle. Celle-ci passera inexorablement par une éducation populaire de masse, car l’esclave qui ne se rebelle pas ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort.
La dignité doit être le cœur de notre combat politique et le pilier qui nous permettra de grandir, de nous développer, de choisir nos partenaires, de transformer nos ressources et d’être enfin des êtres humains libres.
By Sir Echo




Commentaires