International : Capture ou "Enlèvement" de Nicolàs Maduro et sa femme
- The Civic Whisper

- 21 janv.
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Dernière mise à jour : 22 janv.

Que reste-t-il du droit international ?
Une grande déception s’est fait sentir dans plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique du Sud à la suite de cette opération, soi-disant menée dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic et de la restitution des ressources minières du Venezuela au peuple. Comme on dit, ce qui appartient à César reste à César, mais ce qui m’a le plus frustré, c’était de voir certains politiques français croire à des prétextes stupides, improbables et évidemment infondés. On y croit encore moins à l’idée que Maduro serait un terroriste qu’à la bonne gestion du pétrole du pays par les États-Unis.
Cet événement est, pour le moins qu’on puisse dire, important, car il marque le début d’une nouvelle époque — non pas par la peur engendrée par le pouvoir de Trump ou par sa désinvolture en ce qui concerne le droit international, l’humanitaire et la démocratie, mais à cause de ces symboles de liberté et de considération des êtres humains qui, aujourd’hui, ne signifient plus rien, ou du moins lorsque vous êtes détenteur d’une puissance militaire à se vanter (« I’m the strongest ») ou d’une capacité de destruction massive. C’est dans cette optique que le respect du droit international, même imparfait comme la démocratie d’ailleurs, était la seule constante progressive qui nous permettait de croire et d’espérer en l’équilibre des puissances (même si, dans certaines mesures, cela nécessite une course aux armements) et de permettre aux relations internationales de garder une certaine multipolarité. Hélas, il n’en est rien.
On a toujours pensé que la démocratie était l’affaire du peuple et qu’en aucun cas l’ingérence d’un État étranger ne pouvait, ne serait-ce qu’un peu, permettre à un pays d’être « Great Again », une doctrine qui devrait s’appliquer seulement aux pays de l’Oncle Sam. Apparemment, les seuls à contraindre le principe de souveraineté étatique, les seuls décisionnaires du bien et du mal, de gouvernements corrompus ou non, ce sont eux : à eux seuls revient la décision de choisir à quel moment une attaque ou une annexion est justifiée. Nous pouvons parler de la guerre en Afghanistan, de la guerre israélo-palestinienne, de l’annexion de la Crimée et bien d’autres.
Cependant, ce que je peux dire, c’est qu’il y a des Maduro par centaines dans ce monde, et même pire. Alors, si c’est bien la cohérence du gouvernement américain, j’espère être présent quand on lira des intitulés comme : « Trump capture le président des vainqueurs de la Coupe d’Afrique des Nations 2024 », ou encore « Trump capture le président du Cameroun », bien sûr quand il aura décidé que huit mandats, et bientôt deux quinquennats de gouvernance, sont amplement suffisants, ou pour finir, peut-être lirons-nous : « Trump enlève Netanya… » (la liberté d’expression serait-elle notre prochain sujet ?) quand il aura décidé que, pour la cause, cela « mérite » un enlèvement ou capture.
Souffrez que je dénonce ce syndrome de Panurge, car je suis animé par un esprit de revendication de liberté et d’égalité. Contrairement aux élites françaises qui ne font que justifier leur inaction pour nous dissuader de leur servitude. Ainsi, choqués, nous ne le sommes plus depuis l’épisode du bombardement de la résidence présidentielle ivoirienne sous les ordres de Nicolas Sarkozy, depuis la capture et même l’assassinat de Kadhafi, ou encore la mainmise de Vincent Bolloré sur les politiques africaines. À la différence près que la figure ivoirienne Laurent Gbagbo, l’incarnation même de la démocratie africaine, s’est retrouvée à la CPI, et Mouammar Kadhafi, mort.
Pour finir, que la réaction de la Corée du Nord, de la Chine ou même de la France qui exige la libération immédiate de Maduro, ne vous surprenne pas dans la lutte contre l’hégémonie mondiale et des libertés individuelles et collectives bafouées . Qui est le plus fort dans la jungle ? Qui est roi de la forêt, surtout après les supputations de Trump ? Alors qu'est-ce qu'il reste du droit internationnale ? Ma réponse c'est rien.
by Sir Whisper




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